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Les fêtes de fin d’année ont été célébrées comme chaque année sur toute l’étendue de notre territoire. A l’occasion,ce fut une course à l’habillement surtout chez la gente féminine. On aura remarqué que le bazin est de plus en plus prisé au niveau de la sape
Les fêtes de fin d’année se sont préparées plusieurs jours à l’avance, voire même plusieurs mois afin d’être au top à tous les niveaux : "sape" et "bouffe" en passant bien sûr par la coiffure.
C’est dire donc à quel point ces corps de métier ont eu à faire au cours de la période : la satisfaction de la clientèle implique de d’assurer une certaine beauté du travail mais, également, de respecter les délais.
Pour les coiffeuses, on remarque fréquemment que cette contrainte de délais les conduit à entamer la coiffure d’une autre cliente avant votre arrivée. En ce qui concerne les tailleurs, les choses sont souvent plus tendues encore... toutes les femmes les connaissent pour leurs fameux "faux rendez-vous". Ils vous font passer et repasser à leur atelier, au risque de faire de vous la moins bien habillée le jour "J" !
Ces derniers temps, un type de modèle retient l’attention des femmes. Petit haut, petite tunique à manches courtes ou pas, sur une longue jupe ou un pagne confectionné dans du bazin. Bazin bleu, rouge, blanc, vert, bref, toutes les couleurs que l’on puisse trouver sur le marché. Il habille parfaitement les femmes, notamment avec les broderies à fil jaune ou argenté.
Que vous soyez mince, pas trop grosse ou bien ronde, aucun problème. Pourvu que votre couturier fasse la coupe en fonction de votre forme, de votre corpulence. Bazin riche, "gagni", bazin bon marché, tout est bon. Mais de la qualité du tissu dépendra inévitablement la durée de vie de votre tenue.
Ce genre de modèle n’a bien entendu pas remplacé les grands boubous que les femmes revêtent fièrement aux mariages et baptêmes, mais il est de plus en plus porté. Même par certaines jeunes filles qui le préfèrent (la tunique) avec une jupe courte. Etaient nombreuses donc, celles-là qui, le jour de la fête, chaussées de babouches à talon, ont arpentées la ville de Ouaga à l’assaut des cours de la famille et des amis.
Mais d’où vient encore cette mode ?
Nous avons posé la question à une couturière qui nous a cité le Mali, la Côte d’Ivoire et le Sénégal où cela est porté beaucoup plus qu’au Burkina. Ce genre de coupe n’étant pas trop cintré au niveau du ventre, cela n’entrave pas l’initiation à la gourmandise. Ainsi, l’on peut se gaver à volonté sans craindre que la bedaine ne trahisse !
Cela se porte en plus facilement avec tout type de coiffure qu’elle soit, plate, longue ou à hauteur. Le choix revient à chacune de le faire confectionner avec un foulard ou pas. Autre point positif : cela limite et diminue le nombre d’accidents, car pour les grands boubous, à mobylette, le risque est grand qu’un pan se trouve emmêlé dans les rayons.
Elle a donc été bien belle, la fête à Ouaga. Le bazin comme chaque année a fait parler de lui, au grand bonheur des hommes jamais prêts à débourser, toujours grincheux, mais fiers qu’on apprécie la tenue de leur femme. Ayant acheté à crédit ou au comptant, (nous ne le saurons jamais), elles ont donc respecté la tradition. Sacré bazin !
Juste un conseil mesdames ! Parce qu’il ne faudrait pas que vos tenues ternissent avant... Il faudrait quand même penser à payer les créances au cas où... A bon entendeuse !
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