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Grève générale de 48 heures contre la vie chère

Une grève générale de 48 heures a débuté mardi 8 avril à l’appel des syndicats burkinabé. Cette action s’inscrit dans la poursuite des protestations contre la vie chère. Rappelons qu’une première grève avait été observée le 15 mars 2008 après les manifestations de Bobo- Dioulasso des 20 et 21 février.

Le mouvement débuté mardi semble cependant suivi de manière inégale à Ouagadougou où la plupart des commerces et des administrations étaient ouverts en début de soirée.

En revanche, plusieurs banques et la plupart des établissements primaires, secondaires et même l’université de Ouagadougou ont fermé leurs portes. Il en va de même dans certaines sociétés situées dans la zone industrielle à Kossodo ainsi que dans le centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo où l’activité tourne au ralenti. Dans la matinée des centaines de militants se sont en outre rassemblés à la Bourse du travail de Ouagadougou.

Les manifestants estiment que les mesures mises en place par le gouvernement sont insuffisantes et que la situation a peu évolué depuis les premières manifestations. Selon eux "les prix de bon nombre de produits n’ont pas changé et les baisses enregistrées au niveau de quelques produits sont plutôt dérisoires".

Laurent Ouédraogo, Secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Burkina (CNTB) et président du mois des Centrales syndicales souligne par ailleurs que "derrière les menaces et les promesses de fermeté envers les commerçants, le gouvernement fait preuve de complaisance et même de complicité vis-à-vis des magnats du commerce".


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