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Le vendredi 25 avril 2008 le CCf Georges Méliès a refusé du monde à l`occasion du concert inaugural du festival Jazz à Ouaga. Deux allocutions ont ponctué la soirée, celle du président de l`association Jazz à Ouaga, Mr Guigemde, et celui de M. Stanislas Medha, le représentant du ministre de la communication, de la culture et du Tourisme. Le premier intervenant a fait l`historique du festival avant de rappeler le thème de la présenté édition qui est : Le jazz dans la cité, un promoteur de développement local Selon jean Marie Guigemde, le choix du thème se justifie par le fait que le festival se décentralise de plus en plus, et s`inscrit dans la dynamique du développement à travers la culture. Il a en suite donné les grandes lignes du festival. Elles s`articulent autour des concerts, des conférences, et de la caravane du Jazz qui ira à la rencontre des populations de Bobo Dioulasso, Ouahigouya, Yako, Kaya, Zorgho et po. L`innovation majeur c`est le lancement du concours jazz performance qui consiste à découvrir et à mettre en lumière des instrumentistes de talent. Ainsi en première partie de chaque concert le public découvrira un jazziste en herbe.
Le représentant du Ministre quand lui à tout simplement félicité les organisateurs pour la régularité de la tenue du festival avant déclarer le festival ouvert.
PLACE AU SPECTACLE
La première prestation était celle de Belmond. C`est le premier candidat de concours jazz performance. Camerounais d`origine, cet artiste est un Jazziste qui a l`allure de Stevie Wonder. Aveugle de son état, Belmond pratique de l`afro-jazz. Excellent pianiste, il a repris des tubes connus comme ceux de Charly Parker et Ray Charles. Il a également présenté ses propres compositions. L`artiste avait juste son piano et sa voix pour faire vibrer le public, majoritairement constitué d`expatriés. Apres Belmon, le Guinéen Ba Sissoko est ses instrumentistes sont montés sur scènes. C`est un jazz version manding qui a été servi aux spectateurs. Là, nous sommes loin du saxo, du piano, et de tous les instruments modernes de musique qui font le jazz. Deux Kora, un Djembe, une calebasse, et une guitare basse ont suffit pour émerveiller le public. La coloration musicale quand à elle était assez diverse. Le concert a débute avec des rythmes mandings. En suite sont intervenue des chansons sur fond de rock-and-roll, de raga, et de danse hall. Toute cette diversité musicale a donnée des couleurs de world music au spectacle. C`est probablement dans cette diversité musicale, avec le jazz comme centre d`intérêt, que l`on retrouvera tous les soirs au centre culturel Georges Méliès jusque 03 mai prochain.
Thierry Rolland Ouedraogo